TL-juin 2002 - démocratie municipale
Ils ne nous écoutent pas…
C'est, en résumé, l'expression caractéristique de la crise de confiance qui frappe aujourd'hui l'ensemble des organisations politiques de tout bord.
Abstentionnisme, multiplicité des candidatures aux diverses élections, absence de projet fédérateur et de propositions concrètes, refus du débat démocratique et omniprésence des petits calculs politiciens, le mécontentement s'exprime sous des formes diverses. Les résultats du 1er tour de l'élection présidentielle du 21 avril ont surpris et choqué. Ils ont aussi provoqué un sursaut républicain pour refuser l'extrême droite et ses idées dangereuses. FC 2000 continuera de les combattre avec la même fermeté.
Mais, les partis politiques ont-ils compris le message ? en ont-ils tiré les leçons ?
Rien n'est moins sûr: renvoyer la responsabilité aux autres, c'est plus facile ; fustiger les "enfants gâtés de la démocratie"* et ranger le 21 avril au rang des (mauvaises) gueules de bois, c'est sans doute chercher à fuir ses responsabilités.
La situation demeure grave ; elle doit conduire selon nous à une vaste réflexion et à de nécessaires remises en question, à tous les niveaux.
Proximité, démocratie participative, écoute de la "France d'en bas"… quelles réalités concrètes derrière ces mots à la mode ?
Il y a un an, les fonsorbais-es élisaient une nouvelle municipalité: qu'est-ce qui a changé depuis pour prendre en compte le message envoyé par les électeurs à cette occasion ? pour développer la participation à la vie démocratique, à l'élaboration des décisions ? pour écouter les fonsorbais ?
FC 2000 considère que la mise en place de véritables outils démocratiques comme les conseils de quartier ne doit plus être retardée.
* tract de la section locale du PS, début mai.
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